L’été revient : attention aux coups de chaleur

C’est le retour des beaux jours et en cette période de l’année où il fait très chaud, l’ASP Construction rappelle aux employeurs et aux travailleurs de prendre des mesures pour prévenir les coups de chaleur.

Le risque est encore plus grand au cours des premières journées chaudes parce que le corps a besoin de temps pour s’habituer à la chaleur, après ces longs mois d’hiver. On estime à environ 5 jours le temps qu’il faut à un travailleur pour s’acclimater à la chaleur.

Mais qu’est-ce qu’un coup de chaleur ?

Le coup de chaleur se produit lorsque le corps ne réussit pas à se refroidir adéquatement durant l’exécution d’un travail physique soutenu, en période chaude et humide. C’est-à-dire que le corps n’arrive plus à évacuer sa chaleur, et sa température interne (normalement de 37°C) augmente et peut atteindre plus de 40°C.

Prenez garde, il peut survenir brusquement !

Soyez attentif aux symptômes et aux signes qui annoncent un coup de chaleur :

  • une fatigue inhabituelle;

  • des étourdissements;

  • des maux de cœur, de ventre, de tête;

  • des frissons ou des crampes.

Dès que l’on observe ces symptômes, il faut aviser immédiatement un superviseur, transporter le travailleur à l’ombre ou dans un endroit frais sous surveillance, lui faire boire de l’eau fraîche et le laisser se reposer, jusqu’à récupération complète.

Par contre, s’il ne récupère pas complètement ou qu’il présente l’un des signes suivants : il tient des propos incohérents, il a des pertes d’équilibre ou même une perte de conscience, il a des vomissements ou un comportement bizarre, il y a urgence médicale. Intervenez tout de suite !

Alertez les secouristes et contactez les services d’urgence 911. Il faut transporter la victime à l’ombre ou dans un endroit frais, lui retirer ses vêtements et l’asperger d’eau. Si la personne est consciente et lucide, lui faire boire de l’eau fraîche en petites quantités.

L’important est d’agir rapidement. En l’absence de mesures de refroidissement immédiates, l’hyperthermie peut progresser, causer des dommages irréversibles aux organes vitaux et éventuellement, la mort.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site Internet de la CNESST au :

http://www.csst.qc.ca/prevention/theme/coup_chaleur/pages/coup-de-chaleur.aspx

Vous y retrouverez, entre autres, les publications traitant des coups de chaleur et une capsule vidéo dans laquelle vous sont montrées les différentes étapes à suivre en cas d’urgences.

 

Quelques mesures préventives

 

Employeur

  • Établir un plan d’action préventif pour les journées chaudes.

  • Informer les travailleurs et les superviseurs sur les risques, les symptômes, les moyens de prévention.

  • Mettre à la disposition des travailleurs de l’eau fraîche en quantité suffisante.

  • Reporter les tâches ardues et non essentielles aux heures les plus fraîches.

  • Effectuer une rotation des tâches et favoriser le travail d’équipe.

  • Faire en sorte que les travailleurs puissent prendre leurs pauses dans un endroit frais ou ombragé.

 

Employé

  • Boire un verre d’eau toutes les 20 minutes. Il est recommandé de boire dès le début de la journée, avant même d’avoir soif, et de boire de petites quantités d’eau fréquemment plutôt que de prendre une grande quantité pour compenser la perte déjà subie.

  • Évitez de consommer des boissons alcoolisées.

  • Si vous avez des problèmes de santé, prenez des médicaments ou manquez de sommeil : redoublez de prudence.

  • Porter des vêtements légers de couleur claire, qui favorisent l’évaporation de la sueur, et se couvrir la tête lorsque le travail s’effectue à l’extérieur.

  • Cesser immédiatement de travailler lorsque des étourdissements, des vertiges ou de la fatigue se manifestent.

  • Rapporter à son superviseur ou au secouriste tout comportement inhabituel d’un collègue.

  • Prendre ses pauses à l’ombre ou dans un endroit frais.

  • Être en mesure de prodiguer les premiers secours rapidement (système de communication, secouristes formés, entente avec un service d’urgence hospitalier, etc.).